Découvrez sur Infogreen.lu pourquoi Modestine Ekete s’engage contre les #MGF et pour « Expression against Excision », le concert de la Fondation Follereau.
Rejoignez-nous et ne ratez pas sa présence ce samedi à den Atelier : http://www.atelier.lu/Upcoming-Shows/Inna-Modja





« Pour gagner un combat, il faut être plusieurs »
Le 25 février aura lieu le concert « Expression against Excision » avec Inna Modja et Modestine Ekete à l’Atelier, organisé par la Fondation Follereau.
L’ensemble des recettes serviront à financer les projets de la Fondation au Burkina Faso et au Mali, pour l’abandon des mutilations génitales féminines. L’artiste Modestine Ekete, née au Cameroun, et maintenant installée au Luxembourg, assurera la première partie. Elle explique sa motivation pour son engagement contre l’excision et ses espoirs pour un changement futur :
Pourquoi avez-vous souhaité soutenir la Fondation Follereau, en assurant la première partie du concert « Expression Against Excision » ?
D’abord, parce que je soutiens toujours de telles choses. Tout ce qui touche à l’être humain me tient à cœur. La découverte de l’excision était choquante pour moi. J’ai lu un livre d’une femme s’appelant Khady, qui porte le titre « Mutilée ». Elle a été excisée à l’âge de 7 ans. Elle a vécu une grande violence consentie par sa famille. Même si les parents l’aiment, ils n’ont pas le choix, car dans leurs yeux, ceci doit se faire. Ils ont seulement pu la consoler après l’acte. Il est terrifiant et horrible pour un enfant quand ses protecteurs ne peuvent pas la sauver d’une telle situation. C’est douloureux et je pense que cela va accompagner ces jeunes filles pendant toute la durée de leur vie.
Le combat contre l’excision est un combat très difficile et on a besoin de beaucoup de voix. Je soutiens « Expression Against Excision » car on doit soutenir les minorités, et les victimes de l’excision sont des minorités. Ils ne se font pas encore beaucoup entendre parce qu’il n’y pas encore la masse nécessaire pour lutter contre ça. Toucher à l’intimité de la femme, c’est aussi toucher à son intelligence. Heureusement, personne ne peut lui enlever son intelligence, mais on y touche quand même. C’est une façon de dire à la femme « tu restes femme » parce qu’on ne demande pas l’avis de ces femmes avant de passer à l’acte.
Je suis donc contre cette pratique et j’aimerais qu’il y ait plus de monde pour aider les jeunes filles et femmes et empêcher les futures générations à subir ce sort-là. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, de sorte que les nouvelles générations aient la chance de grandir avec épanouissement et qu’elles connaissent la valeur que représente leur corps. Ce n’est pas un objet, mais un instrument de communication. Il est donc important que les gens se mobilisent pour encourager ces jeunes filles et femmes à retrouver goût à la vie et pour que cette souffrance se transforme en combat.
À votre avis, qu’est-ce qu’on peut faire ici au Luxembourg pour améliorer la situation des femmes excisées dans le monde ?
Au Luxembourg, la Fondation Follereau est bien présente, mais peu d’autres ONG luttent contre les mutilations génitales féminines. Pour gagner un combat, il faut être plusieurs. On ne peut pas gagner seul. Au niveau du Luxembourg, je pense que la lutte contre cette pratique peut commencer dès l’école. Le ministère de l’Éducation et celui de la Famille doivent encourager cette sensibilisation car ils ont du poids.
La plupart de ces pratiques sont acceptées par ignorance, car nous ne disposons pas assez d’informations. Pour ceci, l’éducation est fondamentale. La sensibilisation devrait déjà commencer à l’école. Il faudrait trouver un moyen pour l’expliquer aux enfants avec douceur, sans que ceux-ci soient choqués. On peut aussi passer par l’université pour toucher les étudiants, car l’université est une grande porte et sa voix porte aussi. On peut faire des clips et des campagnes visuelles. Peut-être qu’il y a aussi des gens prêts à sponsoriser des événements.
Il faut réunir de plus en plus de personnes qui s’y intéressent et trouver un moyen de toutes les rassembler. Il faut aussi informer les personnes qui ne sont pas encore en connaissance de cette pratique, car il y en a beaucoup. C’est un sujet qui n’est pas facile à transmettre car il est encore tabou. Si on le fait de façon positive, sans traumatiser et alarmer, je pense que cela peut mieux se passer.
J’espère que ce tabou va être brisé car sinon, il n’y aura pas d’évolution et on ne pourra pas aider les gens qui luttent et qui souffrent de cette pratique. Une possibilité serait d’expliquer aux exciseuses la dangerosité de la pratique, afin qu’elles comprennent l’impact pour les femmes, et qu’elles décident d’arrêter leur activité.
Le chemin est encore long, mais il faut toujours garder l’espoir.

Plus d’informations sur :
www.ffl.lu/projects/mgf/
www.modestineekete.com
Communiqué par la Fondation Follereau
Publié le lundi 20 février 2017

Le destin de Modestine
Dix mois ont passé. Mais on la retrouve identique à ce jour de Janvier quand, sans complexes, elle franchie la porte du théâtre des Carmes ( nous dit André Benedetto). Elle est comme ça Modestine EKETE. D’une sérénité que rien ne peut effleurer . Ses yeux ouverts sur le monde , cette voix posée et affinée tout à la fois , on comprend pourquoi Benedetto a été attiré par cette jeune artiste débarquée sans idées reçues du maître des Carmes, uniquement bardée de sa présence scénique et de son intelligence. Accompagnée de ses percussionnistes Modestine EKETE occupe l’espace. C’est comme ça. C’est inné. Et c’est peut-être aussi la conséquence d’un travail poussé dans une conception non exclusive de l’art . Car pour cette néo-marseillaise, la danse, le théâtre et la musique la suivent depuis toujours. Dans ce nouveau spectacle qu’elle a crée, elle joue aussi de la SANZA, du NDONG et du TAMBOUR. Histoire d’illustrer des mots relatant notamment les rapports intergénérationnelles . Fabien Bonnieu ( Le Comtadin Nov 2002)
André BENEDETTO sait voir autour de lui.
C’est ainsi qu’il a fait appel à la Camerounaise Modestine EKETE , qui a crée et interprèté , avec finesse les chorégraphies de sa dernière création Le Cabaret Omar Khayam. Elle est tantôt langoureuse, coquine , ou passionnée , toujours parfaite dans ses mouvements. On la voit même descendre d’une corde des ceintres haut de sept mettres , aubout d’une corde , avec une aisance qui laisserait croire qu’elle a fréquenté l’école de cirque.Elle s’exprime en qualité d’éternel féminin dans ce spectacle. Jean-Pierre LEONARDINI (L’Humanité juil 2001)
» Le Cabaret Omar Khayam) s’inscrit dans un cycle surprenant mettant en scène Un duo inattendu : Moestine EKETE , comédienne Camerounaise , elle est puissante et gracieuse dans ses danses et pertinante dans son expression Théâtrale. André BENEDETTO ,homme de théâtre et poète dont l’oeuvre ne cesse étrangement de gagner en légèreté , en finesse et l’écart de pesant labours de monde . Danièle CARRAZ (La Provence )
L’intégration de Modestine dans l’équipe des » Arpenteurs… » était si agréable que j’ai eu l’impression de la connaître depuis toujours » dit BENEDETTO ». Son entrée sur scène dans ce spectacle est un bouleversement , jeune fille turbulente dans son rôle dont l’insolence fait trembler ses grand-parents. René DIEZ Midi Libre ( Gard Rhonien juil 2000)
Quant le corps de Modestine EKETE parle de la vie des citoyens ,les problèmes prennent une autre dimension dans ce spectacle « Tuê-Laah » qu’elle a imaginé. Une profondeur , une justesse d’expression qui fait voler en éclat les discours. La justesse de sa gestuelle est presque » obsessionnelle ». C.BLIER ( L’Olivié Mensuel Nov 2002)
L’île sur Sorgue a accueilli samedi soir la charmante Modestine EKETE, une occasion pour le public de la ville de découvrir sa voix chaude et puissante, ainsi que sa danse sacadée et gracieuse. André SIMON ( La Marseillaise )
Lorsque Modestine EKETE alterne, avec facilité, le théâtre et la danse, ce n’est pas pour rien. Très tôt elle eut envi d’être polyvalente, de diversifier ses moyens d’expressions et de se perfectionner dans la pratique de chacun d’eux. L’élargissement de son champ d’expression avec le théâtre, la danse et la musique, fait d’elle l’une des artistes Camerounaise la plus complète. Une vocation née pour le théâtre à la lecture des textes dialogués. Son métier de comédienne mûri dans les rôles importants, avec des metteurs en scène internationaux. F.Halimi (AMINA 98)
La chorégraphe Camerounaise Modestine EKETE s’est déplacée sur Vedène pour y donner un stage de danse Africaine. Invitée par l’Association Soleil Perdu, elle a dirigé les ateliers en grande professionnelle , sur le regard admiratif de nombreux stagiaires qui ne voulaient pas manquer cette occasion. Son sens pédagagique exceptionnel, mélangeant humour, mouvements, chants, jeux, transforme en quelques heures les participants qui se sont eux-mêmes surpris dans une chorégraphie de trois minutes, après seulement quelques heures d’ateliers. A . E ( Vaucluse Matin 2003)
Ils ont tous les deux considérablement mûri. EKETE et TAKOU SAA, un duo de rêve, formés par Paul KENGMO qui vit désormais au USA, ses deux orfèvres de la danse Camerounaise tiennent à perpétuer la tradition de la compagnie LE BAOBAB. Les gestes sont coordonnés, souples. Modestine EKETE, elle vie la danse, le sourire enjoliveur qu’on lui connaît reste sur le visage lorsqu’elle s’exprimes devant le public très enchanté. Et lorsqu’elle atteint les moments sublimes de son expression, elle laisse s’échapper vers le public des petits cris de joie. De quoi enflammer les centaines de spectateurs du centre Culturel Français qui sont venus acclamer le spectacle « Nkeug’ni« . Henri FRUN ( Le Messager 1996)
« Nkeug’ni « est une spectacle qui se veut de la danse théâtre ou expression d’une oeuvre à thème. Dans cette nouvelle création de la compagnie le chorégraphe TAKOU SAA traite un sujet sur quelques évenements qui bien que quotidiens rev^tent un caractère transcendant : Une poubelle geante où viennent se déposer tous les dechets de notre vie. Modestine EKETE et TAKOU SAA jouent avec beaucoup d’humour, à la concurence et au défi. Très apllaudi, ce spectacle a confirmé le talent des deusartistes, soutenu par une musique inspirée de la tradition Africaine et de l’expression culturelle urbaine. Nous avons pus constater lors de cette représentation que Modestine EKETE a fait preuve de véritables qualités artistiques. Elle possède un potentiel à encourager. Jacques KEY YOGA (DIKALO 1996)
L’Afrique fait un tabac, Modestine EKETE a joué dans les arpenteurs de la cité au festival d’Avignon cet été. Elle est revenue ce 18 Octobre 2000 pour nous présenter sa propre création intitulée Tuê-laah. Ce spectacle qu’elle situe dans un village Africain a l’air de voir chants, danses, et musique se succéder, sous les yeux émerveillés du public d’Avignon. Sur la scène on retrouve huit danseuses et danseurs qu’elle a formé à Marseille. Bien qu’étant blanches elles ont assimilé le rythme des danses Africaines. Une fois de plus André Benedetto ouvre aux Avignonnais de nouveaux horizons, et incite à mieux connaître l’Afrique et ses civilisations. Il y a un an nous avions découvert Modestine sur la scène marseillaise Le BALTAZAR, à l’occasion du festival du soleil, où elle avait une façon originale d’explorer des thèmes, des paroles qui vont droit au cœur du public. A SIMON (La Marseillaise nov 2001)
La femme aux semelles de vent
son regard candide, sa voix douce et son sourire laisseent à penser que Modestine EKETE doit parfois danser non seulement avec les loups, mais plutôt avec les anges. On remarque dans sa danse une gestuelle scrutant vers le ciel, comme pour transmettre le message divin. Léa ONANA (Black Stock 2003)
Six minute de bonheurs pour les spectateurs Choletais qui a savouré Lundi soir, avec beaucoup de plaisir, le solo de Modestine Ekete. Un drôle de mélange de cris, de joies, de mélancolie, de séduction et d’une pointe d’humour. Seuls instruments de musique: la Flûte pygmée et les grelots accrochés à ses chevilles. C.COLIN (Cholet avril 98)
Le succès de « the couragious cry », entournée en ce moment est dû non seulement au talent des artistes, mais aussi parce que c’est une création internationale, avec un metteur en scène Nigérian (Edet Ekpweniong) assisté d’une Britanique (Sally EKpweniong), une production Anglo-Nigero-Camerounaise. Cette sorte de comédie musicale a rassemblé des talents dejà bien connus dans le genre, tel que Modestine EKETE qui est la seule qui répond au profil d’artiste complet (nous confie Edet le metteur en scène) dans le spectacle, Modestine est à la fois comédienne, danseuse, chanteuse, percussionniste…et en plus elle a cosigné la chorégraphie. Aline Blonde DIKOUME (L’artiste Magazine 1996)


