Biographie

 IMGP2266Originaire de Dschang au Cameroun, Modestine EKETE fréquente très jeune l’univers  des traditions Bamikélé. Mais en 1990, pendant les vacances à Yaoundé, elle découvre le théâtre et décide de ne pas retourner chez elle. Elle s’inscrit à une formation de comédienne au Théâtre du Soleil de Yaoundé, tout en poursuivant ses études par cours du soir. Elle  Multiplie les stages, et se professionnalise au contact de metteurs en scène, tant africains qu’européens.Modestine  est membre de la SACEM 

En 1992, c’est dans la compagnie  Artistique Le Baobab de Paul KENGMO, ancien sociétaire du Ballet National et  référence en matière de danse au Cameroun, qu’elle apprend la danse, le chant et la percussion, participant à de nombreux concours et tournées , puis de devenir très vite première danseuse de la compagnie.

En 1994, dirigée par André TAKOU SAA,Pilier de la danse Africaine contemporaine  au Cameroun, elle est lauréate nationale du premier Concours de Danse Africaine Contemporaine. En 1995, elle participe à Luanda (Angola) à la première rencontre de Création Chorégraphique de Danse Africaine  et connaît un succès national avec la création de « Keugni », comme danseuse et comme assistante chorégraphe.

Seule artiste camerounaise pluridisciplinaire à cette époque, encouragée par son grand ami, le réalisateur Vincent NDOUMBE DOUALA, Modestine EKETE enchaîne les contrats, alternant danse, musique et comédie, jouant Molière, Brescht, Buschner, Shakespeare au théâtre, et apparaissant au cinéma et à la télévision, notamment dans « Je reviendrai », primé au Festival Africain du Court Métrage.

En 1998, elle arrive en France, au festival des Arlequin de Cholet, où elle remporte le 2ème prix  avec la pièce « A la tête du client » et la compagnie Assimba. Mais c’est en danseuse et chanteuse, alors qu’elle est membre camerounais du Comité National de la Danse, qu’elle est invitée la même année au théâtre Toursky, à Marseille, dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Au théâtre de la Tempête, à Paris, elle passe par les  Ateliers Théâtrales de Philippe ADRIEN .

En 1999, elle rencontre le metteur  en scène  André BENEDETTO, et participe trois ans de suite  sous sa direction, au festival d’Avignon avec « Les arpenteurs de la cité » et « Le cabaret Omar Khayiam », pièce qui partira en tournée internationale.

Dans le même temps, Modestine EKETE comprend  qu’enseigner la danse est un moyen de parler de l’Afrique autrement. Modestine EKETE anime stages et ateliers  en France et à l’étranger et se voit chargée de cours dans divers centres culturels, centres chorégraphiques et universités. Installée à Marseille, elle participe aux  grands événements culturels de la ville : La Fiesta des Suds, le Carnaval de Marseille, 2600 ans de Marseille, La Massalia, le Festival des Femmes du Soleil , entre autres.En 2004, avec un groupe de sa formation, elle représente la France à the International Brouhaha Liverpool Festival.

Le projet ACDAF qu’elle développe en 2001, avec le soutien de la municipalité de Marseille, fait entrer la danse  africaine dans les établissements scolaires de la ville. Dans le cadre d’échanges interculturels, elle collabore avec Giles AGIS, au Royaume-Uni, et Ruiz JUNIOR, à Lisbonne, et en 2004, avec un groupe de sa formation, elle représente la France à the International Brouhaha Liverpool Festival.

Modestine EKETE enseigne la danse africaine au Grand Duché de Luxembourg depuis 2005, sous la forme des ateliers et de stages qui suscitent un intérêt toujours grandissant. Grâce à la collaboration et au soutien de partenaires locaux tels que la Kulturfabrik, TANSSI, ASTI, ASTM, Le CLAE, elle est fière d’avoir contribué à l’implantation de la danse Africaine et à lui  donner une place , jusqu’à il y a peu de temps encore, absente du paysage culturel du pays.

©2016  Modestine EKETE , altercadance

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