Album

Zing Ndada, un titre en langue yemba (une des 280 langues parlées au Cameroun) qui signifie pas à pas, est album riche, créatif, sans artifices, à la fois tendre, joyeux, vivant, révolté. C’est un disque sur le fil, qui invite au voyage. Installée au Luxembourg depuis plusieurs années, Modestine Ekete brasse ses influences musicales et métisses les instruments de son Afrique natale aux sonorités contemporaines. Zing ndada est un album hétéroclite, à l’image de cette artiste multidisciplinaire qui défend la diversité culturelle de l’Afrique, de son enfance en pays Bamiléké de l’Ouest Cameroun à son arrivée au Grand-duché. Auteure, compositrice et productrice, Modestine a enregistré les titres de son disque au studio de Fred Hormain à Wolmérange (France) et au studio BAMHAUS (Luxembourg). Elle y cultive un style afrobeat aux sons colorés grâce aux collaborations avec des artistes de cultures différentes. Zing Ndada se révèle alors dans toute sa complexité. Un opus résolument libre, où l’artiste met en valeur les instruments acoustiques d’Afrique dans un concept artistique moderne. Chanteuse, comédienne, chorégraphe, Modestine jongle avec les arts comme d’autres manipulent des massues.« Je viens des montagnes du pays Bamiléké où J’ai reçu une éducation encrée dans les traditions, avec les musiques et danses qui expriment notre lien avec la TERRE MERE. Je crée mon langage Artistique à travers les traditions dont je suis issue, sans oublier le brassage culturel.

S’il faut donner une classification officielle à  Zing Ndada , je fais de la « Worldmusic ». du point de vue rythmique, on est sur de l’Afrobeat, où les arrangements vocaux et instrumentaux on une base traditionnelle, avec des harmonies multicolores. J’aime ça parce que c’est un espace qui laisse autant de place à mes racines Africaines qu’à l’ouverture sur le monde. Dans ce sens il m’est impossible de laisser enfermer… c’est plus complexe que ça de parler de «musique africaine » au Cameroun, c’est pays incroyable, musicalement parlant. Chacun y ramène ses influences du fin fon de l’âme de son ethnie, du bout du monde. On y joue toutes sortes de musiques. J’ai été bercée par cette ambiance qui est exceptionnelle. On peut dire que ma musique, comme ma danse sont nées au village, j’ai grandi avec et je les transmets dans le respect de leurs codes particuliers et leurs évolutions. Je souhaite fortement que les jeunes générations puissent bénéficier de cette richesse culturelles, car je m’inquiète de la situationde mon pay.